In brief


Le vignoble de Saint-Malo

19-06-2020

Des études très précises révèlent l’ancienneté de la culture de la vigne autour de Saint-Malo, dans l’arrière-pays malouin, dénommé Clos-Poulet. A bien y regarder, la région connait moins de pluies qu’à Bordeaux et plus de soleil qu’en Champagne. Saint Malo (ou Maclou) était d’ailleurs aussi vigneron comme le rapporte la chronique lorsqu’il va « cultiver une vigne qu'il avait trouvée en ce pays ; il bêchait au pied des ceps, il coupait toutes les branches qui auraient pu nuire ».
Du XIe au XIIIe siècles, l’exploitation appartient comme souvent à des monastères, notamment suite à des donations. Exploitation pour le vin, perception de dîmes ; les intérêts alimentaires, spirituels et économiques de la possession de vignes se confondent. Ensuite, les possessions des seigneuries font état de vignes et de « preczouers » (pressoirs). On connaît l’existence de vignes tout autour de la Rance : à Dinan, Saint-Méloir des Ondes, Lancieux, Ploubalay, Créhen et à Saint-Suliac, très réputé, donnant des « pipes de vin breton du creu de Sainct Sulia. »
Le vignoble de la Rance, le plus septentrional de Bretagne, n’est plus mentionné au-delà du XVIIIe siècle. La concurrence des vins parisiens, poitevins et même bordelais en est la cause.

A Saint-Suliac, le mont Garrot domine du haut de ses 73 mètres toute la vallée de la Rance. Il est réputé abriter, pliée en sept, la dépouille de Gargantua. Depuis 2003, des passionnés - l'association des Vignerons de Garo - font renaître le vignoble, une parcelle exposée plein sud de 1 000 pieds de chenin (et de rondo, un hybride peu local).

A quelques kilomètres au nord, à Saint-Jouan-des-Guérets, Édouard Cazals vient de créer, en 2019, la parcelle des Longues-Vignes (nom connu depuis 1600), deux hectares plantés de 9 000 pieds de chardonnay, pinot noir et grolleau. Les premières vendanges sont prévues pour l'automne 2021 !

Enfin, un peu plus à l’est, un projet associatif de plantation de chardonnay a vu le jour à Mont-Dol, au-dessus de la baie du Mont-Saint-Michel.

Un vignoble, c’est une dynamique géohistorique : l’histoire peut faire défaut, mais la géographie reste !

Œnotourisme : le vin n'y suffira pas

20-04-2020

Le drame du virus et du confinement vient de le démontrer. La vente de vins, sa consommation ont chuté. Pour la consommation dans les cafés et les restaurants bien sûr puisqu’ils sont fermés. Dans la grande distribution, chez les cavistes aussi même s’ils s’organisent pour la livraison à la porte (résurrection de l’ancienne vente à huis coupé et pot renversé) ou à domicile. Le consommateur n’est plus là. L’heure n’est pas à la fête ; on annonce une chute des ventes supérieure à 60 % pour le Champagne. Surtout, le vin n’est plus une boisson culturellement ancrée dans les comportements de consommation. Ce coup d’arrêt n’est pas paradoxal au vu de la consommation de vin depuis vingt ans : elle a chuté de 28 %.

Il faut donc avoir présent à l’esprit qu’un œnotourisme qui ne s’adresserait qu’à un public d’amateurs pointus de vin (les Mimi, Fifi et Glouglou du dessinateur Michel Tolmer), se limiterait à une population honorable mais limitée. Ces dernières années, l’œnotourisme a pu progresser grâce à la floraison d’événements œnogastronomiques, de balades et d’escapades gourmandes, attirant une clientèle épicurienne amatrice de bons moments, de petits plats, de musique, de soleil et (mais juste un peu) de vins. Cette offre pléthorique est peut-être un peu répétitive aujourd’hui et peut risquer de lasser. L’œnotourisme aujourd’hui doit conquérir une clientèle nouvelle, celle des touristes, les touristes classiques qui résident loin ou tout près, les amateurs de paysages, d’art, de culture et d’histoire, ceux qui vont quelque part pour comprendre la personnalité originale des destinations qu’ils visitent.

Cet été nous irons dans les vignes

Les vignobles ont des richesses à profusion pour cette clientèle. Encore faut-il montrer qu’un vignoble (ses lieux, son histoire, sa dynamique géohistorique) n’est identique qu’à lui-même. Il faut donner la compréhension et le goût des spectacles culturels que constituent les différents vignobles. Cela demande de raconter autre chose que nos 450 AOC et IGP. Ça tombe bien parce qu'un vignoble c'est bien plus que du vin et que mille histoires distinguent nos vignobles les uns des autres.

Alors, oui, cet été nous irons dans les vignes. Parce que les vignes, ce sont des rencontres. Parce que les vignes, ce sont des jours heureux. Les vignes, ce sont des sagesses. mais surtout parce que les vignes, ce sont des patrimoines œnoculturels, ce sont des histoires. Non tant pour apprendre que pour comprendre. Pour comprendre notre histoire, nos traditions. Et finalement, comme disait Anatole France, « ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir », du moins un avenir qu’on aimera.

Le Wuhan viticole

15-04-2020

Les temps qui courent nous montrent chaque jour les bienfaits de la création du vivant, de son appropriation vénale et de l'absence de sa maîtrise.

Le monde viticole heureusement n'est pas en reste. Il y a 150 ans des amateurs passionnés de variétés de raisin du monde injectèrent dans les vignobles français, européens et mondiaux un insecte dévastateur qui détruisit pour l'éternité les racines originelles des vignes.
Aujourd'hui, des fétichistes de la manipulation génétique jouent à touche-éprouvette pour créer des Frankenstein ampélographiques. Leur intérêt le plus sûr est de générer des marques, des brevets, des titres de propriété, et des revenus. Les nouvelles variétés sont 30 % plus chères que les traditionnelles : 2,20 euros le plant au lieu de 1,40 en moyenne.

Aucune recherche sur les patrimoines ampélographiques existants, sur la formidable diversité des cépages historiques, n'ouvre ces perspectives financières. (On notera qu'il en est de même des fameux hybrides interdits depuis 1934, et patrimoniaux dans certains vignobles : ils ne peuvent pas faire l'objet d'une appropriation). Après avoir développé des modes de viticulture vicieux et dissous le goût du terroir, on crée des variétés (n'utilisons pas le mot sacré de cépage, qui exclut tout croisement) pour résister aux conséquences mêmes que ces pratiques entraînent sur le matériel végétal. Que la visibilité sur les capacités pérennes de ces résistances soit nulle est sans importance au regard de la création vénale de ces variétés.

Il y a deux changements de nature entre les hybrides historiques et les hybrides Piwis (résistants). Le premier est l'outillage de recherche génétique pour lequel on prend soin de ne pas pour le moment utiliser le mot OGM. Le deuxième s'appelle titre de propriété. "Le génie du vin repose dans le cépage" écrivait Olivier de Serres en 1600. Dans le Piwi travaille le génie de l'argent.

La vigne au service du châtaignier

15-02-2020

Le Rotary Club de Porto-Vecchio s'est engagé dans une action en faveur de la châtaigneraie corse depuis plusieurs années, notamment par la taille des arbres anciens. Cette opération de « rajeunissement » et de remise en production - en partenariat avec une association de tailleurs européens, Ebas Agro - a concerné plus de 200 arbres à ce jour.

Le Rotary Club a eu la bonne idée d’associer la viticulture corse à cette action pérenne de sauvetage du patrimoine historique, agricole et commercial. Elle lance un appel à la générosité des vignerons. Si chacun d’entre eux accepte de mettre gracieusement douze bouteilles à la disposition du Rotary Club, une opération de vente de vins corses prévue durant l'été 2020 dégagera les fonds nécessaires à la poursuite d'une action que l'importance historique de « l'arbre à pain » mérite !

Informations pratiques auprès de Rotary Club de Porto-Vecchio et merindol@orange.fr.

www.rotary1730.org

Rencontres en vin

10-10-2019

Winameety est une start-up qui permet à tous les amateurs de vin de localiser les lieux de dégustation ouverts et de se tenir au courant des événements autour d’eux !
A l’inverse de la logique actuelle d’uberisation, Winameety cherche à favoriser la rencontre réelle entre ceux qui aiment faire le vin, ceux qui aiment le vendre et ceux qui aiment le boire.
L’application est gratuite et les professionnels peuvent publier gratuitement leurs événements, leurs vins et les informations sur leur activité (contact@winameety.com).

www.winameety.com

La Vie mystérieuse du vin

06-10-2019

Difficile de résumer une pensée qui tout à la fois va au cœur du vin et en explore les frontières très peu fréquentées.

Pour Bruno Quenioux, fils de vigneron, ardent défenseur du bio, le vin est un « sujet incorporel ». L’impalpable est sous chaque pas, l’invisible devant chaque regard. Cet invisible riche et paradoxal qui exprime le lien entre l’homme et le terroir.
Rejoint par des témoignages comme celui d’Aubert de Vilaine, pour qui il convient de s’attacher moins à la chair et plus à l’esprit du vin, Bruno Quenioux raconte l’énergie des vins, la vibration, le magnétisme, le lien entre matière et énergie, entre résonance, mystique et souffle. Il exprime le paradoxe vivant du vin « léger comme de l’eau, et intense comme un grand alcool ».

Alors, l’amateur de vin ne déguste pas, il goûte ; il ne se saisit pas du vin, il s’ouvre à lui. L’amateur retrouve le bouquet et non – comme les dégustateurs qui « divisent » le vin - les arômes. Il vit « l’enstase » du vin, sa présence, retrouve la « source de la saveur », la minéralité. Bruno Quenioux préfère la musique de la nature à la musique dans les vignes (« les grands vins sont faits de silence »). Il célèbre la lenteur et l’exigence du détail (« le juste geste au juste moment ») dans une réalisation qui ne consiste pas à faire un grand vin, mais le vin d’un terroir.

Fondateur de la cave Philovino après avoir dirigé le secteur vin des Galeries Lafayette, Bruno Quenioux n’hésite pas à descendre dans l’arène des débats quotidiens du vin et chacun ou presque en prend pour son grade : des interprofessions ; des appellations ; les vins de la banque et de l’œnologie : la standardisation des cépages ; les cépages résistants qui sont « bel et bien des OGM ». « Aujourd’hui, on fait des vins où il n’y a plus d’invisible ». Les vins sont matériels, désacralisés, jeunes, faciles, éloignés de toute transmission. Sécurisés aussi, alors que « la vinification est une succession de désordres ».

Ce livre est celui d’une expérience unique, celle que fait Bruno Quenioux du vin, et quand on l’a beaucoup écouté, on est heureux de le lire dans cette Vie mystérieuse du vin. Cent quatre-vingts pages d’une rare densité. Le vin reste mystérieux, mais avec ces leçons de sagesse et d’humilité on comprend mieux pourquoi et comment il l’est.

La Vie mystérieuse du vin
Bruno Quenioux
Cherche Midi
18 €
www.lisez.com/livre-grand-format/la-vie-mysterieuse-du-vin/9782749157146

Philovino
http://philovino.com

Livres en Vignes, vendanges culturelles

12-09-2019

Comme chaque année, et pour la 12e année, des vendanges culturelles vont se dérouler au château du Clos de Vougeot.

La fondatrice de Livres en Vignes, Evelyne Philippe, réunira sous la présidence de Camille Pascal (l’auteur de L'été des quatre rois) une centaine d’auteurs pour le week-end des 28 et 29 septembre.

Des auteurs de « littérature générale » mais aussi des écri-vins tels que Jean-Robert Pitte, Françoise Argod-Dutard, Jordi Ballester et Hervé Alexandre, Fabrizio Bucella, Robert Chapuis, Léa et Yves Darricau, Thierry Dussard (Prix Livres en Vignes du Clos de Vougeot 2019 pour Le chêne en majesté : de la forêt au vin), Marc Lagrange, Eric Morain, Bruno Quenioux, Jacky Rigaux, Jon Wyand…

Pour ce qui est des conférences et débats autour de la vigne et du vin, les participants auront le choix entre « Risques et avantages du changement climatique », « Le vin bio : une mode ou un progrès ? », « Vin, de la forêt au tonneau », « La BD et le vin » (le samedi) ; « Vin : entre l’histoire et la géographie », « Le vin, bon pour la santé ? » (le dimanche).

Tout le programme de cette fête littéraire – gratuite et rendue possible par ses partenaires – se trouve (avec la Grande Dictée, les animations Jeune Public, la lecture-concert…) sur www.livresenvignes.fr.

La via Francigena, itinéraire œnotouristique

06-08-2019

L’empire romain avait déjà une voie pour joindre Rome à la mer du Nord. Pratiquée au Moyen Âge notamment comme voie de pèlerinage pour les « roumieux » en route pour Saint-Pierre-de-Rome - et plus anciennement attestée que le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle - elle porta le nom de via Romea, Francana puis Francigena.

Longue de 1 800 km elle relie l’Angleterre, la France, la Suisse et l’Italie. Elle a trouvé sa refondation dans le voyage que fit en 990 Sigéric, pour se rendre à Rome auprès du Pape Jean XV et recevoir de ses mains le pallium, symbole de sa nomination d’archevêque de Canterbury. Sigéric a laissé la plus ancienne description de la via Francigena, d’un de ses itinéraires du moins puisque tous les chemins mènent à Rome et qu’il existe quelques variantes.

La via Francigena – par définition transfrontalière - est reconnue par le Conseil de l'Europe comme « itinéraire culturel du Conseil de l'Europe ». Elle travaille à l’heure actuelle sur le dossier de candidature au patrimoine UNESCO, action on s’en doute de longue haleine qui s’accompagne de valorisations patrimoniales, artistiques, théâtrales…

Le renouveau de la via Francigena est aujourd’hui en route. Elle cherche ses bénévoles, ses animateurs, ses ambassadeurs et… ses vignerons ! En effet, aux nombreux patrimoines, paysagers, civils, militaires et religieux de la via Francigena, il convient d’ajouter les patrimoines œnoculturels.

La via Francigena parcourt tout au long de son trajet bien des vignobles. Des célèbres, puisqu’elle passe par la Champagne (Reims, Châlons-en-Champagne, Bar-sur-Aube), et le patrimoine mondial des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne ». Elle fut sans doute suivie par les marchands qui se rendaient aux célèbres foires de Champagne. Des vignes moins connues aussi : entre Langres et Besançon, elle croise le vignoble de Champlitte (www.les-coteaux-de-champlitte.fr) développé par les évêchés de Langres et de Dijon ; en Haute-Saône, les vignes de Charcenne et de Gy (implantées grâce aux archevêques de Besançon) ; à Besançon même le néo-vignoble recréé par la Ville sur les bords du Doubs, à Velotte. Signalons à ce propos la publication récente par le géographe Robert Chapuis de l’ouvrage Besançon, un vignoble millénaire qui fait suite à sa publication sur les vignobles du Doubs et de la Haute-Saône. Enfin, à l’approche de Pontarlier, elle n’est pas très loin du vignoble du Jura.

Elle traverse ensuite les vignobles suisses du canton de Vaud et du Valais. On peut rappeler que c’est la via Francigena qu’ont empruntée les mercenaires suisses appelés par le pape Jules II pour créer la Garde suisse en 1506. En Italie, la via Francigena passe par les vignobles du Val d’Aoste, du Piémont, de Toscane et du Latium.

Pages à consulter :
http://charlesmyber.over-blog.com/tag/via%20francigena/
https://www.viefrancigene.org
https://www.facebook.com/LaViaFrancigenaEnFrance

Du vin trop cher à l'origine du droit de grève

22-07-2019

Fin février 1229, dans une taverne du faubourg Saint-Marcel (vers les Gobelins), les étudiants refusent de payer le vin qu’ils jugent trop cher.

Le chroniqueur Matthieu Paris (moine anglais, comme son nom ne l’indique pas, qui vécut de 1200 à 1259) raconte : « ils entrèrent dans un cabaret où se trouvait par hasard d'excellent vin, très agréable à boire. Une discussion s'étant élevée sur le prix du vin entre les cabaretiers et les clercs attablés, on commença à se donner des soufflets, à s'arracher les cheveux ».

L’épisode tourne à l’émeute, voire à la guerre urbaine, et la régente Blanche de Castille envoie ses archers. La répression est épouvantable. Toute l’Université, étudiants et professeurs, décide de cesser les cours, de faire grève, de quitter la ville pour d’autres universités comme Orléans, Angers, Toulouse ou Oxford.

Il faut l’intervention du pape, Grégoire IX, pour que le conflit se règle, deux ans après, en 1231, et que diverses prérogatives comme le droit de grève – de « cessatio » - soit reconnues à l’université de Paris « mère des sciences » (parens scientiarum).

Collecte d’archives vitivinicoles

11-06-2019

C’est une action d’envergure, de fond, et de fonds que lance le Musée de la vigne et du vin d’Anjou à Saint Lambert du Lattay. Le Musée qui avait innové il y a quelques années en enregistrant et présentant des témoignages audio de vignerons souhaite aujourd’hui collecter les archives vitivinicoles possédées par les habitants, vignerons et collectionneurs de la région.

Le Musée de la vigne et du vin d’Anjou n’est pas qu’un passionnant musée : c’est aussi un centre de documentation qui aujourd’hui répertorie plus de 8 000 documents. La collecte d’archives qui est lancée permettra d’augmenter la connaissance des pratiques viticoles angevines au XXe siècle. Elle permettra de garder la mémoire si fuyante de l’utilisation des instruments, outils et machines de la viticulture et de la vinification. Elle permettra d’envisager de nouveaux projets de valorisation ; expositions, publications…

Concrètement, sont recherchées (pour un don ou une numérisation) des photographies, cartes postales, diapositives, vidéos illustrant les travaux viticoles, les vendanges, la vinification et la mise en bouteilles, les pratiques de commercialisation (au domaine, les tournées, les foires…), les moments festifs et les temps forts (l’achat d’une machine viticole, d’un pressoir....), les métiers en lien avec la viticulture…

Pour participer à cette collecte, contacter Karine Chevalier, directrice du Musée : direction@musee-vigne-vin-anjou.fr - 02 41 78 42 75.
www.musee-vigne-vin-anjou.fr

Cépages et vins pour l’anniversaire de Balzac

27-12-2018

A l’occasion du 220e anniversaire de la naissance de Balzac se succèderont à Tours bien des événements. Certains concernent ces vins de Loire qu’il a tant aimés.

Ainsi, une exposition « Balzac, la vigne et le vin » se tiendra du 15 mai au 25 septembre dans les jardins de la ville.
Une plantation de ceps de Balzac blanc sera faite le lundi 20 mai par l’association « La vigne entre deux rives du Cher » (https://www.lavigne-entre2rivesducher.fr).
Le 6 octobre, lors de la fête des vendanges, une cuvée Honoré de Balzac (Vouvray) sera offerte à la ville de Tours. La bouteille sera réalisée par la verrerie d’art des coteaux de Poncé-sur-le-Loir.

Le vin, un alcool comme les autres

26-10-2018

Chaque jour, le vin subit des attaques, en ce moment même, par exemple, coordonnées au niveau européen par le lobby Eurocare.

Chaque jour, les mondes de la vigne, du vin et de l'oenotourisme manquent - à quelques valeureuses exceptions près - à leur responsabilité, celle de se battre pour ce qu'est réellement le vin : un patrimoine culturel.

Et, bien évidemment, un patrimoine culturel en péril. Comme tous les autres.

La culture générale de la civilisation du vin ? Inconnue. Les luttes pour faire reconnaître et protéger ses patrimoines ? Nulles (comme en Bourgogne ou les éoliennes vont l'emporter sur le patrimoine UNESCO des Climats). La mise en évidence de ses paysages magiques ? Faiblarde. L'exaltation de ses architectures inventives ? Souffreteuse. Ses traditions humaines et ses innovations ? Obscurcies. Les richesses œnoculturelles des vignobles ? Non valorisées. Les récits et anecdotes significatives pour les touristes et amateurs qui en sont gourmands ? Non écrits. Les grands hommes de la vigne et du vin ? Absents au bataillon. Les épopées de la géologie, du phylloxéra, du chemin de fer, de la coopération, du bio..? Succinctes. Les identités géohistoriques des vignobles ? Les quoi ?

Si le vin est une boisson comme les autres, c'est un alcool comme les autres. Haro !

(Illustration : Lycurgue, contempteur de Dionysos, frappé de folie par le dieu et ligoté par la vigne - Musée gallo-romain de Saint-Romain-en Gal, Vienne)

Voir aussi Le vin est-il un objet post-moderne ?
http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/1951_le_vin_est_il_un_objet_post_moderne.htm

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