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In brief

Les cépages contre l'inculture

14-02-2017

Les vignobles français n'ont pas de problème de qualité, mais d'identité et de personnalité. Ils peinent à connaître et à raconter leur histoire. C'est que les liens entre le vin et la culture ont été quasiment rompus. C'est dommage en une époque où chaque jour s'affirme la menace mortelle de l'inculture.

Renouer avec l'histoire est aujourd'hui un challenge vital pour le vin, par exemple en maintenant ou en rattachant au territoire ses cépages patrimoniaux (autochtones ou installés durablement par l'histoire). Il est regrettable de voir certains vignobles - souvent prospères - nier leurs patrimoines ampélographiques. Quel gâchis ! Pensons à la vallée du Diois, à ses feunate, syramuse, cornet, paugayen... quasiment perdus.

Pourtant, ailleurs, la vigne est un appui du développement local, comme on le voit en Maurienne où l’aventure humaine de Solid’art remet en culture les cépages emblématiques locaux - le persan et le blanc de Maurienne - et va jusqu’à accompagner l’installation d’un jeune vigneron.

Heureusement, le mouvement de reconquête de cépages modestes et oubliés s'installe. Après les Journées de Plaimont en septembre et les Rencontres des Cépages Modestes en novembre, la Journée des cépages patrimoniaux du Centre d'Ampélographie Alpine à Montmélian (le 13 février) a été, en cinq mois, le troisième bel événement de travail sur le renouveau des cépages anciens.

Le vigneron - ainsi semblable à la liane Vitis vinifera L. - remplit une triple mission planétaire qui touche au jardin édénique, à l'énergie dionysiaque et à la fierté terrestre de l’homme noué à son histoire. Il y a une synonymie absolue entre vin et culture.

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