Vin de guerre, vin de garde ?

Article from 24-04-2007

Selon un journal macédonien, des visiteurs français font de plus en plus souvent des incursions en Macédoine, pour y entreprendre des fouilles d'un genre un peu particulier.

Ceux-ci seraient en effet à la recherche des bouteilles de vin français abandonnées dans les casemates au cours de la Première Guerre Mondiale.

Munis de vieilles cartes d'état-major, ils passent au crible d'anciens entrepôts militaires", racontent les habitants de Staravina, témoins de cette nouvelle vague touristique, à 200 km au sud de Skopje.

Etonnés de cette irruption tardive, les villageois de la région, répondent désormais avec de plus en plus de réticence aux questions de ces œnologues de la dernière heure, anxieux de savoir si et où des bouteilles de vins auraient été trouvées. Sur quelques indications, ils fouillent frénétiquement les anciens entrepôts militaires, surtout la nuit, de manière à passer inaperçus. Leur manège a été cependant remarqué par de nombreux paysans, habitués au calme retrouvé des nuits étoilées.

Pendant la Première guerre mondiale, cette région située pile sur la ligne du front de Salonique, fut, il est vrai, un véritable champ de bataille, où de nombreux soldats français ont laissé leur vie.

L'explication de cette nouvelle "arché-oenologie" est simple : ces vins dateraient de plus de 90 ans et, selon les experts macédoniens, une bouteille bien conservée pourrait atteindre le prix de 2.000 euros aux enchères.

Il faut dire que des habitants de la région ont souvent fait allusion par le passé aux bouteilles de vin et de cognac français, trouvées par hasard dans les hangars abandonnés, qu'ils avaient jugés fameux.

Pas de fumée sans feu, pas de bon vin qui ne se garde bien.

 

Elizabeth Kaufmann

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