Brèves

Pourquoi l’oenotourisme ne se vend-il pas ?

22-05-2014

C’est simple. Il peine à générer des imaginaires touristiques.

Et sans imaginaires, le produit oenotouristique n’est pas armé pour se battre dans le contexte hyper-concurrentiel du tourisme mondial actuel.

Pour le dire familièrement, l’oenotourisme, tourisme pourtant éminemment culturel, fait rarement rêver.

L’oenotourisme français n’a pas pris à bras le corps cette problématique de création d’imaginaires, et il est à craindre que l’univers désirant de nombre de touristes possibles ne voie dans l’oenotourisme que des routes des vins mal indiquées, des fêtes de Bacchus en papier crépon, des caveaux désuets, et des accueils sans goût ni grâce…

L’oenotourisme français ne s’essaye que rarement à valoriser les immenses et prestigieuses ressources contextuelles de ses vignobles : archéologie, histoire, géologie, géographie, paysages viticoles, architectures, créations artistiques et littéraires, personnalités hors normes…

Il semble qu’il faille aller chercher en Afrique du Sud, en Grèce, en Argentine, au Portugal, en Allemagne ou en Italie… la valorisation de l’héroïsme de l’histoire viticole, l’évocation des puissances paysagères, la profusion du luxe authentique des hébergements, la mise en perspective vertigineuse des siècles de viticulture, l’ennoblissement des travaux de la vigne, la célébration de la richesse prodigieuse des cépages…

Nous sommes peut-être contaminés par l’hygiénisme ambiant… bricoleurs racornis du rêve, prohibitionnistes larvés de l’art de vivre, contempteurs honteux de l’heroic fantasy vineuse, abstèmes sournois de la civilisation du vin…

A once-in-a-lifetime experience

Je me trompe ? J’exagère sans doute, les choses changent… Mais, montrez-moi alors beaucoup de propositions oenotouristiques dont le nom me percute, qui me racontent des histoires envoûtantes, et me proposent des expériences qui vont changer ma vie…

André Deyrieux

Site par Neteor