Brèves

Le tourisme, boulet de l’oenotourisme

09-06-2014

Partout où l’oenotourisme développe ses stratégies, c’est-à-dire dans les départements qui prennent au sérieux les perspectives économiques du tourisme rural, de terroir et des vignes, je rencontre des acteurs dynamiques, originaux, inventifs.

Côté vignoble (en caves particulières et en coopératives), côté culture et patrimoines (dont ceux, immenses, du vin), côté paysages et environnement, côté agriculture et élevage, côté douillettes chambres d’hôtes, côté institutionnels du tourisme … ils ont comme objectif de développer des projets sérieux à Haute Valeur Oenotouristique.

Or, sur le terrain, combien sont-ils les acteurs traditionnels à traîner les pieds, à sommeiller sur leurs rentes de situation, à vieillir dans les pantoufles d’un tourisme qu’ils déplorent agonisant mais qu’ils contribuent à tuer ?

Il n’y a qu’à voir les cartes (et le service) des vins de certains (très nombreux) restaurants, où l'entrée de gamme de négociant qui a pulvérisé sa « DLC » joue la culbute à 18 euros le flacon.

Il n’y a qu’à affronter l’inculture en matière de terroirs et de vignobles de nos fournisseurs de nuitées sans goût ni grâce, incapables d’apporter la moindre information, le plus petit conseil sur les richesses locales.

Il n’y a qu’à faire la liste de tous ces détails qui tuent dans un domaine – l’accueil - où le dieu Qualité est dans les détails…

Dans une destination touristique, chacun en est l’ambassadeur : or, certains craignent que le tourisme à la papa n’obère les chances de l’oenotourisme de demain. Et ils se battent pour que ne ce soit pas le cas.

André Deyrieux

Site par Neteor