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Un siphon à Champagne

14-04-2018

Parmi les curiosités relatives à la consommation du Champagne, on trouve parfois dans les ventes aux enchères un "siphon à Champagne".
On attribue son invention, en 1828, à Marie-François-Gilles Rever.
Le siphon comporte une mèche creuse et ajourée servant à percer le bouchon, ce qui est loin d'être facile. On le laisse en place et on se sert un verre en appuyant sur la poignée. La pression du gaz carbonique contenu dans la bouteille fait monter et sortir le Champagne par la mèche creuse et le bec verseur en forme de tête de dauphin.
La version de la photo est en argent et a fait l'objet d'un brevet déposé en 1829 par "Dutillet et Deleuze".

Vinavélo, de Marseille à Bordeaux

27-03-2018

Relier Marseille à Bordeaux à vélo (800 km), c‘est le défi que se propose Olivier Houlès, directeur de la Fédération des caves coopératives des Bouches du Rhône et romancier (La première cave). Passionné par l’histoire de la vigne et du vin, il emportera avec lui une amphore massaliète du MUCEM jusqu’à la Cité du Vin à Bordeaux.

Du 11 au 18 mai, tout au long de son parcours - des étapes où furent retrouvées des amphores massaliètes - s’égrèneront conférences sur l’histoire du vin dans des sites archéologiques, rencontres avec les vignerons, dégustations, le tout sur fond d’une action solidaire en faveur de SOS Méditerranée.

Un événement original, initié par des vignerons et pour les vignerons, qui va faire du bruit et attire déjà de nombreux mécènes et partenaires. Contact : communication@intervins-sudest.org

Urgence oenoculturelle

21-03-2018

L'ethnologue et anthropologue Luis Vicente Elías travaille depuis de nombreuses années sur les patrimoines viticoles et a publié plusieurs ouvrages récompensés, notamment sur les patrimoines viticoles paysagers. Il donnait une conférence ce 14 mars à Dijon dans le cadre de la Chaire UNESCO Culture et Traditions du vin. Son constat est sans appel : "L'urgence est dans la sauvegarde des patrimoines œnoculturels immatériels, ce qu'il y a dans la tête des anciens".

C'est notamment le cas pour les savoir-faire de la viticulture, beaucoup moins documentés que les travaux à la cave. Pourtant, continuité formidable, les travaux de la vigne n'ont guère changé entre l'époque gallo-romaine et le phylloxéra. Ensuite, le fil de fer (pour le palissage), les nouveaux outils et les nouvelles pratiques (greffage, taille, densité de plantation, conduite de la vigne...) ont changé le paysage viticole.

C'est aussi le cas pour les patrimoines symboliques, enracinés dans les religions, les traditions populaires et les rythmes du temps.

Luis Vicente Elías souhaite voir collaborer les pays européens pour travailler sur une géographie comparative des vignobles et une valorisation de leurs patrimoines. Les intérêts sont multiples : sauvegarder des pans entiers de nos histoires respectives, redécouvrir des usages qui se révèleront être d'avenir et modernes, nourrir de leur authenticité et de leur identité l'accueil dans nos vignobles d'œnotouristes curieux et cultivés.

La conférence "Le patrimoine culturel de la vigne et du vin en Espagne. Un regard anthropologique" peut-être écoutée sur le site de la Chaire UNESCO : https://chaireunesco-vinetculture.u-bourgogne.fr/ressources-chaire/annales/conferences/201-conf-2017-2018.html

Vis ma vie de vigneron gallo-romain

26-02-2018

Vous voulez devenir vigneron gallo-romain ? Voici le guide pratique le plus complet qu'il nous ait été donné de lire depuis vingt siècles !

Hervé Durand s'est plongé dans les savoir-faire du vigneron Appius qui le précéda à Beaucaire, sur son domaine du Mas des Tourelles, au 1er siècle de notre ère. Il nous donne tout à la fois un roman passionnant et gai, et un mode d'emploi instructif : il explique de manière détaillée les trucs et astuces les plus efficaces pour gérer 25 hectares de vignes et générer un chiffre d'affaires de 65 000 sesterces. Choix de l'emplacement, viticulture, intendance du domaine, vinifications, fabrication des amphores, relations avec le négoce et exportation, consommation...

Les citations des meilleurs auteurs (tels Varron, Caton et Columelle) viennent étayer les conseils et argumentations de l'auteur. Les mosaïques en couleur sont riches en détails pédagogiques.

Chaque lecteur, chaque vigneron, trouvera en se mettant dans la peau d'Appius, vigneron gallo-romain, plus que des surprises. Il découvrira d'étonnantes correspondances, à vingt siècles de distance, avec les pratiques et les gestes de l'ancêtre de Hervé Durand et donc maintes leçons de viticulture et de philosophie de la vigne encore bien utiles !

Appius, vigneron gallo-romain
Editions Mas des Tourelles
Hervé Durand
164 p. 17 €

Les tonneaux perdus

24-02-2018

On connaît les amphores et on suit, grâce à toutes celles, innombrables, que l'on retrouve sur terre, dans les fleuves et en mer, les échanges commerciaux en matière de vin dans l'Antiquité.

L'intérêt se porte aujourd'hui sur des contenants auxquels l'histoire - ou plus simplement le temps - laisse peu de chances de survie, même à l'état de débris ou de vestiges. Il s'agit des outres, dont l'usage en Méditerranée et dans les régions d'altitude (Cévennes, Savoie...) est avéré jusqu'au début du XXe siècle. Il s'agit aussi des tonneaux dont l'invention étrusque ou alpine semble dater du VIe siècle avant notre ère. Entièrement en bois, ils furent rapidement détruits par les insectes xylophages, sauf certains utilisés en réemploi comme cuvelage de puits et aujourd'hui retrouvés. En l'absence de trace, il faut faire usage de méthodes de détective, d'esprit de déduction, d'une érudition à toute épreuve, d'intuition. Il ne faut pas hésiter à faire appel aux détails les plus infimes des textes latins et aux spécialistes les plus experts. Il faut se poser les questions les plus concrètes et imaginer de manière argumentée le contexte réel de l'époque.

C'est le travail de l'archéologue David Djaoui tel qu'il l'expliquait lors d'une conférence donnée le 23 février au Musée de l'Arles antique. De cruche d'échantillon de vin en pipette de terre cuite, de bas-relief de sarcophage en inscription, ses enquêtes révèlent, malgré l'absence physique de restes de tonneaux, les flux colossaux de vin acheminés dans ces contenants dans l'empire romain.
Archéologue-plongeur au Musée Départemental Arles Antique, David Djaoui est bien placé, dans le delta du Rhône et sur ce qui fût un port majeur de Rome, pour lever le voile sur les tonneaux perdus du commerce antique de vin.

A suivre !

Déclarer un patrimoine viticole en péril

18-11-2017

Une plateforme participative vient d'être ouverte par le gouvernement : elle permet à tout un chacun de signaler un bâtiment d'intérêt patrimonial « en péril » et dont la conservation serait nécessaire.

Le patrimoine immobilier vitivinicole est aussi concerné... Caves, celliers, chais, architectures troglodytiques, maisons vigneronnes, châteaux, cabanes de vigne...

Seuls les bâtiments sont visés et non semble-t-il les immeubles comme les terrasses de vignes, clos et murets, systèmes d'irrigation et de drainage... ou les immeubles par destination au sens de l'article 517 du code civil : les ustensiles aratoires ; les pressoirs, chaudières, alambics, cuves et tonnes ; et tous « les objets que le propriétaire d'un fonds y a placés pour le service et l'exploitation de ce fonds ».

L'adresse web : https://mes-demarches.culturecommunication.gouv.fr/loc_fr/mcc/requests/MONUM_IDENT_identification_03

Site par Neteor