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Vin patrimoine en Côte Chalonnaise

16-09-2015

Le château de Bissy sur Fley était celui de Pontus de Tyard, magnifique humaniste du XVIème siècle, astronome, évêque et poète, illustre personnage de la côte chalonnaise.

L'association "Renaissance du château Pontus de Tyard" de Claude Jouve oeuvre pour valoriser ce patrimoine, notamment par un passionnant colloque annuel.

Contribution à la sauvegarde de la biodiversité viticole, elle a replanté en 2012 le clos de vignes du château - en chardonnays (notez le S) et cinquante anciens cépages. C'est le seul conservatoire de cépages anciens de Bourgogne.

Claude Jouve peut aujourd'hui lancer un vin unique, le vin rêvé de Pontus de Tyard. Il sera commercialisé dès les Journées du Patrimoine (une sortie originale pour fêter cet événement des 19 et 20 septembre) à la cave de Genouilly où il est vinifié, ainsi que dans les autres caves coopératives de la côte Chalonnaise ; Bissey sous Cruchaud et Buxy-St Gengoux.

Toute l'année, des "Parcours du Patrimoine" permettent des visites libres de l'environnement et de la vigne du château.

http://www.pontus-de-tyard.com/

Lire aussi
http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/1553_dans_les_vignes_de_pontus_de_tyard.htm

Des stratégies territoriales pour l'oenotourisme

11-09-2015

La réflexion des territoires en matière d’oenotourisme est passée en quelques années d’une approche produit (routes des vins, événements de promotion, produits présentés par les offices de tourisme), à une approche réseau (groupement d’acteurs, labellisation, dont typiquement le label Vignobles & Découvertes).

Elle prend aujourd'hui le virage d'une approche au confluent du marketing territorial et du tourisme culturel.

Il s’agit en effet d’une part, de donner une identité, un positionnement, une claire visibilité à un territoire de vignes, d’autre part, de répondre aux attentes des oenotouristes en matière de story-telling, d’expérience, et de souvenir objet de narration.

La stratégie oenotouristique d’un territoire repose donc d’abord sur la connaissance et l’exploitation d’un héritage viticulturel propre à définir un positionnement avec un message clair, et à élaborer des récits authentiques, attractifs et passionnants.

L’actu de l’archéologie du vin en Gaule

08-09-2015

Pressoirs, outres, amphores, dolia... le musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal (à Vienne dans l’Isère) organise une journée scientifique sur les thématiques de la vigne et du vin en Gaule.

Archéologues du DRASSM, de l’Inrap, chercheurs confirmés, étudiants… aborderont les problématiques liées à la culture de la vigne, à la production de vin et à sa commercialisation à l’époque romaine.

Ce sera à partir de 9 h 30 le samedi 26 septembre 2015, veille des Vinalia, fête du vin et de la cuisine antiques.

(Journée avec le patronage de la Chaire UNESCO «Culture et traditions du Vin de l’Université de Bourgogne» organisée par Christophe Caillaud (Musée de Saint Romain-en-Gal – Vienne) et David Pelletier, Inrap Rhône-Alpes – Auvergne)

www.musees-gallo-romains.com

Le vin complètement détaxé !

06-09-2015

En avril 1776, Turgot supprime les taxes sur les vins.

Toutefois, subsistaient des droits divers (octrois, péages…) à l’entrée des villes, dont Paris.

Lors de la Révolution, sous les argumentations répétées du député Etienne Chevalier, par ailleurs vigneron à Argenteuil, l’Assemblée vota le 19 février 1791 un décret abolissant les droits perçus à l’entrée des villes. Le 1er mai, jour d’entrée en vigueur du décret, cette « levée de la barrière » fût célébrée à Paris par une vraie fête populaire. Le vin, avec le pain, était alors un aliment de base.

Evidemment, ce qui devait arriver arriva. Les impôts indirects sur le vin furent rétablis.
C’était le 5 ventôse de l’an XII (février 1804), et la loi créait pour leur gestion une Régie des droits « réunis », puisqu’elle avait aussi en charge les taxes sur le sel, le tabac, les timbres officiels…

Le vin sans taxe avait duré - quand même - 13 ans !

Rencontres des Cépages Modestes 2015

05-09-2015

Voici revenues les Rencontres des Cépages Modestes, pour leur 5ème édition.

Elles se déroulent les 7 et 8 novembre, et comme à leur habitude à St Côme-d’Olt dans l’Aveyron.

Vignerons, ampélographes, journalistes, amateurs... ont concocté un programme passionnant.

Par ordre d’entrée en scène : le Pineau d’Aunis, le Conservatoire du vignoble charentais, le Chauché gris (rare cépage historique charentais retrouvé et réimplanté récemment), le Centre d’Ampélographie Alpine Pierre Galet et des exemples de vinifications expérimentales de cépages modestes, l’actualité du conservatoire de Vassal, les cépages piémontais, le prochain et très attendu Salon Rare...

Avec bien des dégustations, des repas conviviaux et une exposition du photographe Jean Giralt (détail d’une de ses œuvres ci-contre).

Inscriptions : jean.rosen@u-bourgogne.fr
Page facebook des Rencontres : https://www.facebook.com/pages/Rencontres-des-c%C3%A9pages-modestes/224636890922595?fref=ts

Pour se remémorer à quoi servent les cépages rares, lire ICI.

Le port du Beaujolais

03-09-2015

Même lorsqu'il n'existe pas de vignoble ou de trace d'activité viticole, les communes de notre pays peuvent quand même très souvent raconter une histoire liée à la vigne et au vin.
Prenons un exemple, celui du village de Pouilly-sous-Charlieu (2.500 habitants aujourd'hui) dans le département de la Loire.

C'était le port du... Beaujolais. Pourtant, celui-ci se trouve à une cinquantaine de kilomètres de là...

Explications. Avant l’apparition du chemin de fer dans la deuxième moitié du XIXème siècle, la voie de transport la plus rapide et la plus sûre était la voie fluviale. Pour le Beaujolais et le Mâconnais, « exporter » ses vins à Paris par leur fleuve, la Saône, était impossible ; le canal de la Saône à la Marne fût créé en… 1907.
Le mieux était de rejoindre la Loire, de la descendre jusqu’à Briare puis de rejoindre la Seine (le canal de Briare sera achevé en 1642). Les vins piqués rejoignaient Orléans pour alimenter les vinaigreries d’Orléans.

Pour rejoindre la Loire, la route la plus directe passait - plein ouest - au travers des Monts du Beaujolais, par le col des Echarmeaux (à 712 mètres d’altitude), pour arriver à… Pouilly-sous-Charlieu. Et ce sont les boeufs charolais qui tiraient les fûtailles dans la zone de montagne ; au retour ils ramenaient du bois.

Le Beaujolais et le Mâconnais concurrençaient ainsi directement les vins de la Côte roannaise, pourtant toute proche du fleuve.

Site par Neteor