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Oenotourisme ou vinotourisme ?

03-11-2014

Le Conseil de la Promotion du Tourisme - qui ne compte qu'un représentant de la filière vitivinicole - vient de proposer dans ses 20 mesures pour 2020 en faveur de la gastronomie et de l'oenologie française une mesure visant à "préférer à l'œnotourisme le nom de vinotourisme, de tourisme du vin ou de la vigne".

Wein tourismus en Allemagne ou en Autriche, wine tourism dans les pays anglo-saxons, enoturismo dans les pays hispanophones, vinoturismo en Italie et dans les pays lusitanophones...

Le latin vinum et le grec oinos ont la même racine indo-européenne, et nous utilisons selon les héritages de l’histoire l’un et l’autre dans les mots oenophile, oenothèque, œnologie ou vinosité, vinification, vinique...

En France, le mot "vinotourisme" n'existe pas, et si on multiplie les variations littéraires sur "tourisme vigneron", "tourisme vitivinicole", "tourisme dans les vignobles"... c'est le mot "oenotourisme" qui est aujourd'hui entré dans la pratique.

C'est celui qu'on trouve chez Atout France, les Vignerons Indépendants, les institutions touristiques, le Conseil Supérieur de... l'Oenotourisme.

Plutôt que de changer le nom de l’oenotourisme, activons nous plutôt pour le promouvoir auprès des clientèles internationales amatrices de... wine tourism.

L’Abreuvoir ? Adjugé !

01-11-2014

On connait des bars à vins qui exposent des œuvres d’art. Ici, ce sont d’authentiques commissaires-priseurs qui ont créé un bar à vins : L’Abreuvoir.

Avec FauveParis, ouvert en avril, Lucie-Éléonore Riveron et Cédric Melado ont l’ambition de libérer les enchères, de « les rendre enfin accessibles à un public de curieux qui n’osent pas toujours s’y aventurer », et de faire du lieu de vente un endroit de convivialité et de partage. Leurs catalogues de vente, pardon… leurs magalogues valent aussi le détour.

Avec L’Abreuvoir, animé par le sommelier et historien de l’art médiéval Thomas Ameline, FauveParis se prolonge d’un cadre artiste mais immédiatement accueillant, d’une ambiance esthète mais totalement décomplexée pour aborder de plain-pied des cuvées originales, vite internationales, et des flacons troublants : vin orange d’Emilie-Romagne, Franc de pied de Bourgueil, Bouzeron De Villaine…

Côté grignotage, Claire Lancner annonce des assiettes gourmandes (soupe de légumes, terrine du jour...) qui se font suivre de cafés et de thés de très haute qualité.

Les lieux (Paris, 11ème) sont à proximité de la place des Vosges et de Bastille. L’entrée de la galerie est au 38 rue Amelot, celle de l’Abreuvoir au 49 rue Saint-Sabin (non, c'est l'inverse).
Le lieu peut être privatisé.

www.fauveparis.com

Où s’arrêtera cette oenofolie ?

30-10-2014

Après l’Oenofolie n°7, une dégustation comparative entre vins élevés en mer et sur terre, le Château Larrivet Haut-Brion revient avec une Oenofolie 8 !

Elle sera consacrée au Pain de l’artisan-boulanger Jean-Luc Poujauran, aux Fromages du maître artisan-fromager-affineur Philipe Alléosse et aux Vins du vinificateur du Château Larrivet Haut-Brion Bruno Lemoine !

Cette oenofolie aura lieu le 20 novembre sur Paris. Elle est ouverte au grand public sur inscription via le site internet du Château : www.larrivethautbrion.fr  (nombre de places limité), jusqu’au 13 novembre 2014.

Le vin au Moyen-Âge, exposition

28-10-2014

Le Château du Clos de Vougeot ouvre le 8 novembre une exposition sur le Vin au Moyen-Âge qui met en lumière le rôle majeur du vin dans la société médiévale.

Après l’évocation du rôle du vin dans la religion chrétienne et dans l'Eglise... (à la fin du Moyen Âge, il a fallu interdire de célébrer la messe en état d’ébriété), sont décrits les travaux viticoles et l’emploi du vin en tant que boisson, ingrédient de cuisine et même médicament. L’exposition présente également les manières de boire au Moyen Âge.

Un parcours jeu-découverte est proposé au jeune public.

Les commissaires de l’exposition sont deux historiennes du Groupe d’Archéologie Médiévale de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Danièle Alexandre-Bidon et Perrine Mane.

Jusqu’au 15 avril 2015 - www.closdevougeot.info

Cuvée Jules Chauvet, Domaine Robert-Denogent

26-10-2014

Ils sont quelques-uns de la jeune génération à avoir la chance de travailler les vignes d’un grand Monsieur du Beaujolais, d’un grand Monsieur du vin "naturel" : Jules Chauvet (La Chapelle de Guinchay dans le Beaujolais).

Chauvet est un nom qui circule toujours dans ce tout petit monde du vin naturel. Certainement parce qu’il est Le Monsieur dont les travaux sur l’étude des levures, la macération carbonique, les techniques de vinification... restent inégalés à ce jour.

Jules Chauvet élaborait aussi un Beaujolais de renom sur les vignes familiales à La Chapelle de Guinchay. C'est là que
Nicolas et Antoine Denogent du Domaine Denogent (Fuissé) travaillent 0,75 ha et élaborent un Beaujolais Village comme Jules Chauvet l’aurait sans doute apprécié.

Premier millésime 2012 (18€ que 12 bouteilles). Pour en savoir plus cliquez ici.

Jules Chauvet, le père des vins naturels

26-10-2014

Les Grands Vignerons (1)

Né avec le siècle (le XXème, en 1907), Jules Chauvet s’est éteint en juin 1989 à La Chapelle de Guinchay peu après avoir dit « Je vais bientôt mourir et je ne connais rien au vin ».

Première leçon d’une humilité qui commence, et finit, devant la nature : « Il faut respecter ce que la nature nous a donné ». Point.

Jules Chauvet avait repris la petite affaire de négoce paternel. Il fut vigneron, grand dégustateur, et le premier oenologue du dénuement technologique, insistant sur le labour, la maturité, le soin et le tri de la vendange, les cuvaisons longues, l’absence d’ajout de quoi que ce soit et la confiance dans le patrimoine levurien des terroirs et leurs aromatiques. Son mot d’ordre ne reste-t-il pas d’actualité : « il faut tout simplement revenir au naturel » ?

« Je déguste tous les jours à 11 heures »

Il fut aussi le premier à attacher autant d’importance au nez du vin. Il ne cessa jamais de s’entraîner à la découverte des parfums des fleurs (y compris avec des parfumeurs de Grasse). « Il faut sentir à tout bout de champ », disait-il.

« Avant toute chose, le vin c’est du parfum, pas de l‘alcool… Faites des vins peu alcoolisés avec un joli parfum ». C’est dire comme il n’a pas été suivi durant l’ère Parker.

La dégustation narrative de ces « paysages olfactifs » - à la fois « science et art », école de modestie mais aussi « de précision et de patience » - devient avec lui la possibilité d’ouvrir à tous le monde mythique du vin. En 1980, il dédicaça avec plaisir le livre de Jean Lenoir « Le nez du vin ».

Jules Chauvet était bien sûr vigneron. Ses Beaujolais étaient très appréciés par le Général de Gaulle.

On fera son profit, si on arrive à se le procurer, du livre paru chez Jean-Paul Rocher Editeur en 2006 « Jules Chauvet, naturellement… », réalisé par Evelyne Léard-Viboux.

Pour découvrir une Cuvée née sur les vignes de Jules Chauvet, voir ICI

Site par Neteor