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Les Mythes de Bordeaux

Article du 25-10-2006

Cet ouvrage est une première à plusieurs titres.

C'est d'abord le premier livre des Editions 1855. Sachant que 1855 a pour objectif d'être le Hermès de la distribution de vins, on se doute que « Les Mythes de Bordeaux » est du même tonneau. Gagné. Ce livre s'intéresse exclusivement aux neuf plus grands châteaux de Bordeaux.


C'est ensuite le premier à exprimer la nature et le merveilleux, l'historique et le magique, le sauvage et le mythique de chacun de ces vins par des textes initiatiques.

Les voici entre le Graal Noir (Ausone, comme un ciel de Golgotha) et le Graal de Lumière (Yquem, de paix naturelle, de renaissance).

Cheval Blanc est la poésie, la danse et la liberté, Haut-Brion, la culture, les «Lumières», la diplomatie. Apparaissent les liens entre Petrus, Shakespeare et Ferrari. Si Latour est une cathédrale, Margaux est un temple grec. Lafite est le théâtre classique et Mouton, l'opéra ou le théâtre de Bacchus.

L'objectif est de puiser dans chaque château, dans ses les lieux, son histoire, ses «secrets de fabrication» les constantes qui font au fil des millésimes « le goût absolu» de chaque vin. Et le désir des auteurs est que ceux qui apprécient déjà ces vins pensent : « Oui, ces mots, ces images, ces émotions, ... C’est bien cela. » et que ceux qui ne les connaissent pas se disent « Il faut absolument que moi aussi, un jour, je déguste ces vins... »

Les pages sont écrites par Michel Hansen, expert en stratégie marketing, et Emeric Sauty de Chalon, le fondateur et le Président de 1855.

 

C'est aussi le premier ouvrage qui porte sur le monde du vin un tel regard photographique investi, imprégné, fruit d'une immersion de deux ans dans ces châteaux, les paysages, la vigne, les raisins, les chais, les bouteilles, l’architecture...

 

C'est enfin la première fois que Jean-Luc Chapin - membre de l’Agence VU' et qui vit dans le bordelais depuis 20 ans - photographie le vignoble bordelais. Les lumières, les signes, les matières et les secrets qu'il nous donne n’ont rien d’équivalent avec l’iconographie existante.

Nous lui avons posé quelques questions.

Comment s'est passée la rencontre avec les auteurs ?
« Emeric est venu à l'Agence Vu consulter un catalogue de vente pour lequel Jean-François Moueix (le propriétaire de Petrus- NDLR) m'avait donné carte blanche. Il cherchait un photographe pour sublimer les lieux et les pratiques, et entrer dans l'idée des Mythes.»

 

Le vin est un réceptacle culturel

La vigne vous est familière ?
« J'ai toujours pris le vin très au sérieux. Avec un biais particulier. Le noir et blanc (dans ce livre je viens à la couleur), et la vérité, je veux dire l'absence de présentation idyllique. Pour moi, le vin est un réceptacle culturel. L'histoire, l'art ... le patrimoine. Tous ces individus qui manipulent des choses très subtiles et en même temps très lourdes, où chaque geste a son importance. »

Il y a en fait trois textes. Ceux des auteurs, et vos notes à vous...
« C'est ce que je fais de plus en plus. Je travaille avec le texte. Il peut suivre la photo ou la préparer. Une idée de photo, ca peut arriver par plein de chemins. »

Ce voyage dans les mythes du bordelais, il a demandé de l'immobilité. Vous vous êtes laissé pénétrer par vos sujets, et beaucoup de photos tournent autour de l'immobilité, du calme ou du silence.
« Oui. Comme le jardin du châtelet, à Mouton, autour du banc blanc. Oui, le vin est un lieu de résistance par rapport au temps.Et puis, il faut s'approcher, attendre, chercher. C'est en travaillant la vérité des lieux qu'on arrive à s'écarter du concret et à voir le mythe. »

« Faire de la photographie pour vivre des moments aussi intenses. ». C'est une de vos notes. A propos du Christ dans le chapitre Petrus. Quels ont été les moments les plus intenses durant ces deux années de travail ?
« Petrus est particulier, comme Cheval Blanc ; il y a peu de choses. On se retrouve à chercher des singularités pour emmener « ailleurs ». Quand on voit ce Christ qui s'enfonçe ou qui émerge - et mon choix c'est qu'il émerge de la terre - on ne peut être plus ému. C'est toute la relation entre le vin et la religion, la terre et le vin, le profane et le sacré qui est là.
Il y a eu d'autres moments. La grotte rupestre d'Ausone où je suis retourné souvent. Ensuite, il y a eu des photos plus importantes que d'autres. Celles du terroir de Latour ont donné une orientation au climat du livre, nous ont entraîné. »

Comment s'est passée l'écriture et l'écriture photographique ?
« Il y a eu une auto-influence. Certaines photos illustrent certaines phrases. Pour Ausone, par contre, les photos ont inspiré les textes.»

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
« J'ai deux projets, sur les forêts et sur les rivières. Au printemps, je descends l'Allier et je vais rencontrer la forêt de Tronçais. »

 

Le prix des mythes


Voici sur www.1855.com (bien sûr !) les prix TTC des mythes
(millésime 2000, sauf mention contraire)

Petrus (pomerol) 3884,00 €
Ausone (saint-émilion) 1 840,00 €
Latour (pauillac) 1307,00 € (millésime 2002)
Margaux (margaux) 768,00 €
Cheval Blanc (saint-émilion) 744,20 €
Lafite (pauillac) 591,40 €
Haut-Brion (pessac-léognan) 565,70 €
Mouton (pauillac) 518,30 €
Yquem (sauternes) 441,40 €
La "Chapelle Sixtine des vins"

C'est pour les auteurs le Mouton 1945. Qui est, aujourd'hui, le vin le plus cher du monde :22 666 € les 75 cl. Prix atteint fin septembre lors d'une vente aux enchères à Beverley Hills.

 

 

Les Mythes de Bordeaux
Jean-Luc Chapin, Michel Hansen, Emeric Sauty de Chalon
Editions 1855
29,90 € TTC

 

Jusqu’au 23 décembre 2006, exposition de Jean-Luc Chapin « Il s'agit d'un pays familier » Maison du Parc Régional des Boucles de la Seine Normande, Notre-Dame de Bliquetuit (76)

 

 

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