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Succès pour la renaissance des cépages historiques

Article du 12-11-2013

Celui pour qui la vigne est comme l’homme, terrestre et aspirant au céleste (Pierre de Benoist). Celui pour qui l’Aveyron est une terre de mission (Philippe Meyer, photo ci-contre).

Celui pour qui chaque verre de vin est un mille-feuille de patrimoines viti-culturels (André Deyrieux - @winetourism). Celui pour qui il faut désapprendre à déguster pour mieux « guster » (Bruno Quenioux - Philovino). Celui qui célèbre la vie de l’ampélographe de terrain rebelle Pierre Galet (François Morel – Le Rouge & le Blanc).

Celui qui a précisément et clairement prospecté les origines des cépages (Thierry Lacombe de l’INRA, photo ci-dessous). Celui qui exprime le patrimoine du précis et délicat Chatus en Ardèche (Christophe Reynouard). Celui qui œuvre à retrouver la magnificence des vieux cépages et des vignes abîmées du Val d’Aoste (Giulio Moriondo).

Celui qui élabore du vin « pour les guides » à 2600 mètres d’altitude (Corrado Chatel - Cave du Vin Blanc de Morgex - La Salle).

Celui qui a porté la fierté des vieux vignobles du Gers jusqu’à la reconnaissance d’une parcelle comme monument historique (André Dubosc). Celui qui consacre sa vie aux cépages de l'Aveyron (Alain Falguières).

Celui qui, vigneron réputé, retrouve l'énergie vitale formidable de la vigne sauvage au cœur des forêts (Robert Plageoles). Celui qui n’oublie pas dans le cadre global d'une restauration patrimoniale de créer un conservatoire de cépages historiques (Jean-Marie Pierre-Guy - Château de Pontus de Tyard à Bissy-sur-Fley).

Un phénomène de fond

C’était ce week-end la troisième édition des Rencontres des Cépages Modestes à Saint-Côme-d’Olt.

Elles attirent chaque année un peu plus l’attention sur un phénomène de fond : la renaissance des cépages historiques.

Trop vite oubliés par la modernité, ils s’avèrent pourtant des patrimoines précieux, porteurs d’avenir sur le plan scientifique, mais aussi dans les domaines gustatif et marketing.

Ce moment privilégié d’échanges annuels a permis aussi à plus d’une centaine de participants de déguster des cuvées rares, voire exceptionnelles, issues de cépages peu courants.

Citons-en quelques-uns : Braucol, Romorantin, Mansois, Mauzac, Prunelard, Fel, Menu, Moissagues, Aligoté, Petit Rouge, Cornalin, Vien de Nus, Verdanel, Caladoc (de Philippe Viret), Pinenc…

L’avenir du Conservatoire de Cépages de Vassal (Hérault) a nourri un débat passionné, et permis de rappeler les interrogations et les inquiétudes.

Le prochain événement sur ce dossier est déjà annoncé : une table-ronde se tiendra le 29 novembre au salon des Vignerons Indépendants à Paris.

 

Les Rencontres des Cépages Modestes font désormais le plein eu égard aux capacités d’accueil du sympathique Couvent de Malet à Saint-Côme-d’Olt. Les places seront chères pour y participer l’année prochaine…

 

On notait dans la salle la présence du caviste Yves Legrand, de l'universitaire Jacky Rigaux, du cinéaste Olivier Pasquet, de l'attachée de presse Louise Hurren, d'Olivier Yobregat (IFV), de Ghislain Truc (Terroirs de Vins), de Jean-Luc Etievent (Wine Mosaïc) et de vignerons comme Jean-Michel Deiss, Michel Grisard, Nicolas Gonin, Louis Magnin, Michel Laurens, Michel Gendrier, Didier Mouton, Michel Quenioux, Catherine Roques…

 

On retrouvera les Rencontres des Cépages Modestes dans l'émission de France Culture La Fabrique de l'Histoire du 20 novembre, avec Olivier Chaumelle.

 

 

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Sur la deuxième édition; Modernes cépages modestes

 

Site web des Rencontres : http://cepages-modestes.fr/

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