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Grands zooms pour grains fins 2015

Après notre première série de l’été dernier, qui réunissait cinq photographes de la vigne et du vin - Leslie Xifre, Andrea Schmitz, Pierrick Bourgault, Alain Reynaud, Thierry Vallier - voici notre sélection pour 2015. Des parcours souvent inattendus. Des créateurs d'images passionnants.

Même format autour d’une photo : leur présentation, et la réponse à la question : "Pourquoi photographiez-vous le monde du vin ?"

Gaylord Burguière

Gaylord a étudié la photographie à l’école Louis Lumière à Paris. A la suite de cette formation plutôt axée sur le travail en studio, il a débuté dans différents emplois, du labo au studio mode et packshot. Dix ans plus tard l’envie de changer de route et de voyager l’a conduit aux Caraïbes pour amorcer une vie de marin à voile, puis en Inde et à Madagascar.
Le voyage suivant fut le Languedoc pour une nouvelle vie dans le vin. Le lendemain de son arrivée il était embauché à la vigne par un vigneron et tout a démarré très vite. Une formation à Pézenas d’œnologie-caviste lui a permis d’effectuer les vendanges à la Cave de Berlou, de passer par la case bar à vin à Béziers, et d’arriver à la Maison des Vins de Saint-Chinian pour animer la boutique. Depuis un an il gère également la communication du Cru Saint-Chinian.

Pourquoi photographiez-vous le monde du vin ?
« J'ai vraiment repris sérieusement la photo depuis 3 ans pour justement insister sur l'énorme potentiel du Languedoc, et ses paysages de vignes au milieu d'une nature encore très sauvage. Juste l'envie de montrer ce que j'ai la chance de voir tous les jours ! Aujourd'hui je réalise des photos pour quelques clients à côté de mon travail pour le syndicat du Cru Saint-Chinian. Une partie de mon travail est sur mon site web et je vends une partie de mes photos de cette façon. Sinon les gens me contactent pour réaliser du sur mesure. »

http://gaylordburguiere.photodeck.com

Claude Cruells

Claude est né à Perpignan en 1963 et c’est tout petit qu’il est tombé dans la marmite de la photographie. Ayant suivi des études pour enseigner le sport, métier qu’il a pratiqué 10 ans, et passionné de plongée sous-marine, il a rapidement associé sa passion de la mer à celle de la photographie en réalisant ses premières images professionnelles pour le compte de parcs nationaux ou de réserves naturelles, en Corse et en Roussillon mais aussi souvent dans l’Océan Indien.
Une rencontre en 1993 a donné le vrai coup d’envoi à son métier de reporter. C’est en effet lors des jeux méditerranéens qu’a débuté une collaboration de 12 ans avec les policiers du RAID. A partir de là il a enchainé les reportages internationaux pour le compte de grands magazines mais aussi d’institutionnels, de politiques, de grandes entreprises ou d’ONG comme la Croix Rouge française. C’est ainsi qu’il a couvert l’América’s Cup pour le compte de Bouygues Télécom ou le tsunami pour VSD. Sa vie n’est qu’un grand voyage un appareil photo à la main.

Pourquoi photographiez-vous le monde du vin ?
« Le vigneron crée notre environnement. Rares sont les coins de notre région qui ne subissent pas son influence. Mais avant de photographier la vigne, je photographie l’homme qui fait la vigne et le vin. Je me définis comme un photographe humaniste et bien que méditerranéen dans l’âme, c’est ce que fait l’homme et son action sur notre planète qui m’intéresse. Tout est question d’émotion et d’énergie. C’est notre sensibilité qui nous fait faire de « bonnes images ». Aujourd’hui cela fait bientôt 10 ans que je me suis spécialisé dans le milieu viticole, au départ pour régionaliser mon activité et c’est dans nos paysages et dans cette relation à l’homme que j’exprime mon ressenti photographique.
Côté publications, en 2014 j’ai réalisé un ouvrage sur les 150 ans de la maison d’Armagnac Gélas et j’ai signé toutes les images du livre sur le Pic Saint Loup écrit par Florence Jaroniak et Sharon Nagel. Cette année, deux autres ouvrages sont en préparation. Je suis maintenant le photographe de nombreux institutionnels comme le CIVL, le CIVC, le CG34, Sud de France, les IGP34 et bien d'autres. Je suis également le photographe officiel de Vinisud depuis 4 éditions. A ce titre, j'ai organisé la première exposition viticole en cadres lumineux que je suis en train de faire évoluer en exposition interactive pour associer l’émotion que l'on peut avoir à regarder une belle image et l'émotion que l'on peut avoir à boire un bon vin. Dans cet esprit j’ai également conçu le concept Carttoo'n… »

www.photocommunication.com

Krystell Bonnet

Après des débuts comme animatrice reporter radio (Radio France) Krystell se forme au journalisme (INA – CFJ Paris). Réalisatrice, reporter vidéo & photo, elle travaille pour France 3, M6, Arte info, Itélé- Canal + puis TF1, et crée sa société de production audiovisuelle.
Installée à Bordeaux depuis 2008 pour TF1, elle est tombée en amour pour la région, le bassin d'Arcachon, ses terres, ses vignes médocaines... et y est restée.
En 2010 vient la création de Luxe Dream TV, une chaine sur le web consacrée à l'art de vivre et au savoir-faire français, avec la réalisation d'émissions, de reportages, et de documentaires.
En 2014, sa passion pour l'image, les rencontres, avec tant d'histoires à raconter la guide vers la photographie.
Elle a le projet de réaliser un reportage photo consacré aux vigneronnes à travers la France.

Pourquoi photographier le monde du vin ?
« J'ai réalisé plusieurs reportages sur les châteaux et vignerons pour TF1 et ce monde m'a fasciné.
Avec la TV sur le web, nous y avons consacré une thématique et ainsi rencontré des hommes et des
femmes exceptionnels derrière un produit, le vin. J'ai voulu raconter, valoriser ceux qui font le
« bon » en travaillant la terre et la vigne. Quand je prends mon appareil photo, je tente de raconter à
travers l'image, une passion, transmettre une émotion... »

www.kbpresse.wix.com/krystell-bonnet

David Large

David est « de la 6 » comme on dit en Beaujolais : il est né en 1986. Il exploite 2,5 ha de vignes en Beaujolais (en Agriculture biologique) et, en même temps, il est Sommelier pour la maison Chapoutier. Il a remporté le Grand Prix Terroir d'images 2013 au festival International Oenovideo avec "les amoureux de Fleurie" (photo).
David tient un blog à jour où il explique sa vision du vin et expose ses humeurs du jour. L'écriture est un plus qui accompagne la photo… comme un accord met-vin. Il aimerait éditer un livre sur la région Beaujolaise avec ses anecdotes et ses souvenirs : « Je n'aime pas le monde du vin comme on me le présente dans les livres, dans les pubs, ou ce qu'on me proposait en cours. J'ai une vision personnelle mais que je souhaite plus fraiche, plus agressive et plus intime à la fois ».
Les photos de David ont fait les affiches officielles du Festival Oenovideo 2015. Il prépare des séries de créations (pour le web) pour Mathilde Chapoutier et sa marque "Mathilde Chapoutier Selection".

Pourquoi photographiez-vous le monde du vin ?
« Parce que c'est mon quotidien, parce que je n'ai pas eu l'opportunité dans le passé de photographier les gens que j'aimais bien... Parce que je suis très sensible et que je suis souvent en colère quand je vois l'évolution du monde agricole ou viticole.. J'aime les gens, les repas, les familles, les fermes, le reportage, l'investigation... Je m'inspire et j'admire le travail de Raymond Depardon, de Capa ou Ronis. »

www.davidlarge.fr

A lire, le Grands zooms pour grains fins de 2014 : http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/1800_grands_zooms_pour_grains_fins.htm
Article du 15-07-2015
Site par Neteor