Création du Conseil Supérieur de l'Oenotourisme

Article du 03-03-2009

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, et le secrétaire d'Etat chargé du tourisme, Hervé Novelli, ont installé le 3 mars le Conseil Supérieur de l'Oenotourisme.

Lors de la conférence de presse, Michel Barnier a souligné que face à la crise, les états d'esprit volontaristes étaient bienvenus, et qu'il paraissait logique d'associer aujourd'hui dans un effort commun trois forces françaises : sa viticulture, son tourisme, et sa culture, qui ont en commun d'être des richesses traditionnelles, qui plus est non délocalisables.

Paul Dubrule, à la fois entrepreneur, homme du tourisme, auteur du Rapport sur L'Oenotourisme (2007) et viticulteur (en Luberon) présidera le Conseil Supérieur.

Il a insisté sur la mise en réseau, le maillage indispensable de professions séparées l'une de l'autre, et qui plus est fortement atomisées...

Interrogé sur la collision possible avec les avançées du lobby anti-alcool, Michel Barnier s'est déclaré solidaire des combats contre les excès mais a refusé les caricatures, et la diabolisation d'une consommation raisonnée.

Il a précisé que l'absence de confusion entre l'alcoolisme - qui est un fléau - et la découverte des vins lors de dégustations, de salons ou de fêtes traditionnelles a été "sécurisée" dans la rédaction de l'article 24 de la loi Bachelot actuellement en débat.

Les membres du Conseil représentent logiquement la filière vitivinicole (INAO, Viniflhor, Vignerons Indépendants, Confédération Nationale des Interprofessions, Association de la Presse du Vin...) et le monde du tourisme (Maison de la France, ODIT, Gîtes de France, Relais & Chateaux, SNAV...).

Si la composition du Conseil Supérieur est fixée, il n'en demeure pas moins que sa structure reste ouverte (aux représentants des CRT par exemple). "Laboratoire d'idées", selon Michel Barnier, ses pouvoirs de consultation sont très ouverts.

"Structure légère et réactive", réunissant des "acteurs qui ont tout intérêt à travailler ensemble", et à faire avancer la cause de l'oenotourisme, le Conseil ne disposera pas de budget propre.

Concrètement, le Conseil Supérieur va avoir dans l'année qui vient, délai imparti par Hervé Novelli pour obtenir des résultats tangibles, oeuvrer sur les priorités qui lui sont assignées :

- création d'un label "Vin et Patrimoine"
- création d'un Prix National de l'Oenotourisme
- réflexion dans le domaine de la formation
- action pour une meilleure information des opérateurs

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