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Rantanplan oenotouriste

Article du 04-11-2009

20 pages, une photo (Pichon-Longueville Baron), c'est la place accordée à la France dans le dernier ouvrage de George M. Taber "In Search of Bacchus, Wanderings in the Wonderful World of Wine Tourism".

Georges Taber est célèbre pour avoir rendu compte du Jugement de Paris, fameuse dégustation qui en 1976 révéla une sorte de parité entre grands vins californiens et français.

Ses pérégrinations oenotouristiques l'ont conduit durant six mois sur les routes du vin.

Comme John Locke, Thomas Jefferson et Robert Louis Stevenson...

Douze pays ; Napa Valley, Stellenbosch, Mendoza, Colchagua, Margaret River, Central Otago, Rioja, Douro, Toscane, Rhin et Moselle, Georgie et donc la France, qui, sur le vaste planisphère présenté en introduction, semble être à l'est de la Toscane.

En France, problème... Quelle est la meilleure région pour chercher Bacchus ?

La Champagne produit son propre vin particulier qui ne s'est jamais démodé.

Les Alsaciens semblent toujours souriants (always seem to be smiling).

En Bourgogne, on peut apprécier à la fois "great food and great wine".

La Loire a des châteaux magnifiques.

En Côtes du Rhône, qui n'aime pas la ville d'Avignon ?

Devant tant de richesses et d'indécision, en route pour Bordeaux.

On apprend rapdiement que c'est une "large wine region", dont la topographie (soyez attentif) est différente de celle de la Napa Valley ou de Stellenbosch.

Et si la ville de Bordeaux (700.000 touristes) était, il y a vingt ans, "dirty and run-down", aujourd'hui, point positif, le restaurant Régent propose comme pièce de résistance (en français dans le texte) du homard.

En Médoc, la Route des Châteaux est l'équivalent vineux du circuit hollywoodiens "homes-of-the-stars".

La Sauve Majeure se révèle une "interesting place to visit".

Le classement de 1855 est "clearly out of date".

Le terroir est "the location where the grapes are grown", un point c'est tout.

Un Château Latour 2005 vaut 2.000 $, un Château La Tour Blanche moins de 50 $.

Jerry Lewis est une idole nationale en France.


Autre problème : historiquement, Bordeaux a peu d'intérêt pour le wine tourism.

Cela s'arrange avec des gens comme Jean-Michel Cazes (20.000 visiteurs) - qui d'ailleurs hait le nom français pour wine tourism, à savoir "enotourism" (sic), Philippe Raoux (100.000 visiteurs par an espérés, 18.000 automobilistes par jour autour du Rond-Point des Vendangeurs), le spa des Caudalies (15.000 clients), les Médocaines (10.000 visiteurs)...

Mais bon, les Français restent indécrottables... Ils craignent de perdre avec le tourisme leur "tradition", leur "âme" et leur "culture du vin".

Aux voyageurs d'accepter ce pays et ces habitants "on their own terms" !

 

 

Le chapitre se complète d'une semaine de visite en Bourgogne (un peu plus de deux pages), texte éclairant sur de nombreux aspects.

Gevrey-Chambertin est connu pour ses "delicious Pinot Noirs", Puligny-Montrachet est "noted for its Chardonnay", l'expérience d'une promenade au coeur même des vignes est "spéciale", le Domaine de la Romanée-Conti et le Clos des Mouches sont "two of France's great vineyards"...

Pas de surprise donc si certains deviennent "addicts" à ce type de séjours dans le "Wonderful World of Wine Tourism".



Post-Scriptum

Surgit curieusement de cette brasse coulée le Château du Payre à Cardan... une occasion pour nous de souligner la vivacité et le dynamisme de Valérie Labrousse (et non Labruse...).

 

 

L'ouvrage, publié chez Scribner, coûte 30 $. On n'attend pas de traduction française.

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