Wine Tourism In France http://www.winetourisminfrance.com/ 07/07/2020 08:14:27 http://www.winetourisminfrance.com/ http://www.winetourisminfrance.com/images/logo.gif Wine Tourism In France http://www.winetourisminfrance.com/ Le dernier verre de François Villon http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2297_le_dernier_verre_de_francois_villon.htm &laquo; <em>Ung traict but de vin morillon,<br />Quant de ce monde voult partir. </em>&raquo;<p>Ce sont les deux derniers vers du <em>Testament</em> de Fran&ccedil;ois Villon, monument litt&eacute;raire o&ugrave; aucun mot ne vient au hasard. Celui de &laquo; morillon &raquo; est attest&eacute; depuis 1283 ; il d&eacute;signe une vari&eacute;t&eacute; de raisin noir et tire son nom de la couleur more, maure, fonc&eacute;e&hellip; Le c&eacute;page est connu en Bourgogne sous le nom de pinot et dans l&rsquo;Orl&eacute;anais &ndash; &eacute;norme vignoble au Moyen &Acirc;ge &ndash; sous celui d&rsquo;auvernat. </p><p>&Agrave; Paris au XVe si&egrave;cle, le vin coule &agrave; flots. Les trois-quarts des terres cultiv&eacute;es d&rsquo;&Icirc;le-de-France le sont en vigne. La qualit&eacute; est loin d&rsquo;&ecirc;tre au rendez-vous ; les vins, en majorit&eacute; blancs, sont acides. Les manipulations sont fr&eacute;quentes malgr&eacute; les contr&ocirc;les de la pr&eacute;v&ocirc;t&eacute; des marchands : on rajoute de la craie pour masquer l&rsquo;acidit&eacute;, on sucre avec du miel, on rajoute de l&rsquo;eau. &laquo; <em>Desmembrez soient &agrave; quatre grans chevaux, / Les taverniers qui brouillent nostre vin</em> &raquo;, s&rsquo;emporte le po&egrave;te.<br />Pourtant, certains vins se distinguent et abreuvent ceux qui peuvent les payer ; ils sont d&rsquo;Argenteuil, de Chaillot et de Suresnes ou, de moindre qualit&eacute; mais acceptables, d&rsquo;Issy, de Vanves et de Vaugirard. Il y avait des vignes de morillons &agrave; Vaugirard (une rue en a gard&eacute; le nom). </p><p>Le vin de morillon est de consommation agr&eacute;able : que Villon souhaite en boire &agrave; son dernier moment est compr&eacute;hensible. D&rsquo;autant que par sa couleur et son nom, ce vin s&rsquo;associe bien &agrave; la mort. Villon aime &agrave; jouer s&eacute;rieusement avec les mots : <em>mort Villon</em> et <em>morillon</em>. Boire, la seule chose &agrave; faire avant de mourir. Les gestes finaux du po&egrave;te sont en tout cas d&eacute;termin&eacute;s. C&rsquo;est du vin qu&rsquo;il boit comme il en a bu autant que possible, loin de la &laquo; froide eau &raquo; de la prison de Meung-sur-Loire cit&eacute;e au tout d&eacute;but du <em>Testament</em>. C&rsquo;est d&rsquo;un trait qu&rsquo;il le boit. C&rsquo;est de sa volont&eacute; qu&rsquo;il part, la vie ne lui est pas enlev&eacute;e. Deux ans apr&egrave;s ces vers, Villon, banni de Paris, dispara&icirc;t ; on n&rsquo;entend plus parler de lui. Il laisse son <em>Testament</em>, et comme dans le Nouveau Testament, le Christ &agrave; son dernier repas (&laquo; <em>Buvez-en tous car ceci est mon sang</em> &raquo;, Matthieu 26.28), Villon partage avec nous son dernier verre de vie. <br /></p><p>&laquo;<em> Saichiez qu&rsquo;il fist, au departir : <br />Ung traict but de vin morillon</em> &raquo;.<br /></p> Le vignoble de Saint-Malo http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2296_le_vignoble_de_saint_malo.htm <p>Des &eacute;tudes tr&egrave;s pr&eacute;cises r&eacute;v&egrave;lent l&rsquo;anciennet&eacute; de la culture de la vigne autour de <strong>Saint-Malo</strong>, dans l&rsquo;arri&egrave;re-pays malouin, d&eacute;nomm&eacute;<strong> Clos-Poulet</strong>. A bien y regarder, la r&eacute;gion connait moins de pluies qu&rsquo;&agrave; Bordeaux et plus de soleil qu&rsquo;en Champagne. <strong>Saint Malo</strong> (ou Maclou) &eacute;tait d&rsquo;ailleurs aussi vigneron comme le rapporte la chronique lorsqu&rsquo;il va &laquo; cultiver une vigne qu'il avait trouv&eacute;e en ce pays ; il b&ecirc;chait au pied des ceps, il coupait toutes les branches qui auraient pu nuire &raquo;. <br />Du XIe au XIIIe si&egrave;cles, l&rsquo;exploitation appartient comme souvent &agrave; des <strong>monast&egrave;res</strong>, notamment suite &agrave; des donations. Exploitation pour le vin, perception de d&icirc;mes ; les int&eacute;r&ecirc;ts alimentaires, spirituels et &eacute;conomiques de la possession de vignes se confondent. Ensuite, les possessions des <strong>seigneuries </strong>font &eacute;tat de vignes et de &laquo; preczouers &raquo; (pressoirs). On conna&icirc;t l&rsquo;existence de vignes tout autour de la <strong>Rance</strong> : &agrave; Dinan, Saint-M&eacute;loir des Ondes, Lancieux, Ploubalay, Cr&eacute;hen et &agrave; Saint-Suliac, tr&egrave;s r&eacute;put&eacute;, donnant des &laquo; pipes de vin breton du creu de Sainct Sulia. &raquo;<br />Le vignoble de la Rance, le plus septentrional de Bretagne, n&rsquo;est plus mentionn&eacute; au-del&agrave; du XVIIIe si&egrave;cle. La concurrence des vins parisiens, poitevins et m&ecirc;me bordelais en est la cause.</p><p>A <strong>Saint-Suliac</strong>, le mont Garrot domine du haut de ses 73 m&egrave;tres toute la vall&eacute;e de la Rance. Il est r&eacute;put&eacute; abriter, pli&eacute;e en sept, la d&eacute;pouille de Gargantua. Depuis 2003, des passionn&eacute;s - l'association des <strong>Vignerons de Garo</strong> - font rena&icirc;tre le vignoble, une parcelle expos&eacute;e plein sud de 1 000 pieds de chenin (et de rondo, un hybride peu local).</p><p>A quelques kilom&egrave;tres au nord, &agrave; Saint-Jouan-des-Gu&eacute;rets, <strong>&Eacute;douard Cazals</strong> vient de cr&eacute;er, en 2019, la parcelle des Longues-Vignes (nom connu depuis 1600), deux hectares plant&eacute;s de 9 000 pieds de chardonnay, pinot noir et grolleau. Les premi&egrave;res vendanges sont pr&eacute;vues pour l'automne 2021 !</p><p>Enfin, un peu plus &agrave; l&rsquo;est, un projet associatif de plantation de chardonnay a vu le jour &agrave; <strong>Mont-Dol</strong>, au-dessus de la baie du Mont-Saint-Michel.</p><p>Un vignoble, c&rsquo;est une dynamique g&eacute;ohistorique : l&rsquo;histoire peut faire d&eacute;faut, mais la g&eacute;ographie reste !<br /></p> Trois jours d’archéologie du vin http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/2295_trois_jours_d_archeologie_du_vin.htm <img src="http://www.winetourisminfrance.com/images/redac/2295_image1.jpg" align="right" /> Les Journées de l’Archéologie ont lieu du 19 au 21 juin 2020 et - ça tombe bien - le vin a des milliers d’années. Œnotourisme as usual http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/2294_notourisme_as_usual.htm <img src="http://www.winetourisminfrance.com/images/redac/2294_image1.jpg" align="right" /> Conformément à ce que certains envisageaient, contrairement à ce que prévoyaient bien d’autres, le tourisme reprend son cours habituel. Heureusement, il y aura un été. Il en est de même pour l’œnotourisme. Œnotourisme : le vin n'y suffira pas http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2293_notourisme_le_vin_n_y_suffira_pas.htm <p>Le drame du virus et du confinement vient de le d&eacute;montrer. La vente de <strong>vins</strong>, sa consommation ont chut&eacute;. Pour la consommation dans les caf&eacute;s et les restaurants bien s&ucirc;r puisqu&rsquo;ils sont ferm&eacute;s. Dans la grande distribution, chez les cavistes aussi m&ecirc;me s&rsquo;ils s&rsquo;organisent pour la livraison &agrave; la porte (r&eacute;surrection de l&rsquo;ancienne vente &agrave; huis coup&eacute; et pot renvers&eacute;) ou &agrave; domicile. Le consommateur n&rsquo;est plus l&agrave;. L&rsquo;heure n&rsquo;est pas &agrave; la f&ecirc;te ; on annonce une chute des ventes sup&eacute;rieure &agrave; 60 % pour le Champagne. Surtout, le vin n&rsquo;est plus une boisson culturellement ancr&eacute;e dans les comportements de consommation. Ce coup d&rsquo;arr&ecirc;t n&rsquo;est pas paradoxal au vu de la consommation de vin depuis vingt ans : elle a chut&eacute; de 28 %.</p><p>Il faut donc avoir pr&eacute;sent &agrave; l&rsquo;esprit qu&rsquo;un <strong>&oelig;notourisme </strong>qui ne s&rsquo;adresserait qu&rsquo;&agrave; un public d&rsquo;amateurs pointus de vin (les Mimi, Fifi et Glouglou du dessinateur Michel Tolmer), se limiterait &agrave; une population honorable mais limit&eacute;e. Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, l&rsquo;&oelig;notourisme a pu progresser gr&acirc;ce &agrave; la floraison d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements &oelig;nogastronomiques, de balades et d&rsquo;escapades gourmandes, attirant une client&egrave;le &eacute;picurienne amatrice de bons moments, de petits plats, de musique, de soleil et (mais juste un peu) de vins. Cette offre pl&eacute;thorique est peut-&ecirc;tre un peu r&eacute;p&eacute;titive aujourd&rsquo;hui et peut risquer de lasser. L&rsquo;&oelig;notourisme aujourd&rsquo;hui doit conqu&eacute;rir une client&egrave;le nouvelle, celle des touristes, les touristes classiques qui r&eacute;sident loin ou tout pr&egrave;s, les amateurs de paysages, d&rsquo;art, de culture et d&rsquo;histoire, ceux qui vont quelque part pour comprendre la <strong>personnalit&eacute; </strong>originale des destinations qu&rsquo;ils visitent. </p><p align="center"><strong>Cet &eacute;t&eacute; nous irons dans les vignes</strong></p><p>Les vignobles ont des <strong>richesses </strong>&agrave; profusion pour cette client&egrave;le. Encore faut-il montrer qu&rsquo;un vignoble (ses lieux, son histoire, sa dynamique g&eacute;ohistorique) n&rsquo;est identique qu&rsquo;&agrave; lui-m&ecirc;me. Il faut donner la compr&eacute;hension et le go&ucirc;t des spectacles culturels que constituent les diff&eacute;rents vignobles. Cela demande de raconter autre chose que nos 450 AOC et IGP. &Ccedil;a tombe bien parce qu'un vignoble c'est bien plus que du vin et que mille <strong>histoires</strong> distinguent nos vignobles les uns des autres.</p><p>Alors, oui, cet &eacute;t&eacute; nous irons dans les vignes. Parce que les vignes, ce sont des rencontres. Parce que les vignes, ce sont des jours heureux. Les vignes, ce sont des sagesses. mais surtout parce que les vignes, ce sont des patrimoines <strong>&oelig;noculturels</strong>, ce sont des histoires. Non tant pour apprendre que pour comprendre. Pour comprendre notre histoire, nos traditions. Et finalement, comme disait Anatole France, &laquo; ce n'est qu'avec le pass&eacute; qu'on fait l'avenir &raquo;, du moins un <strong>avenir </strong>qu&rsquo;on aimera.<br /></p> Le Wuhan viticole http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2292_le_wuhan_viticole.htm <p>Les temps qui courent nous montrent chaque jour les bienfaits de la <strong>cr&eacute;ation du vivant</strong>, de son appropriation v&eacute;nale et de l'absence de sa ma&icirc;trise.</p><p>Le monde viticole heureusement n'est pas en reste. Il y a 150 ans des amateurs passionn&eacute;s de vari&eacute;t&eacute;s de raisin du monde inject&egrave;rent dans les vignobles fran&ccedil;ais, europ&eacute;ens et mondiaux un insecte <strong>d&eacute;vastateur </strong>qui d&eacute;truisit pour l'&eacute;ternit&eacute; les racines originelles des vignes.<br />Aujourd'hui, des f&eacute;tichistes de la <strong>manipulation </strong>g&eacute;n&eacute;tique jouent &agrave; touche-&eacute;prouvette pour cr&eacute;er des Frankenstein amp&eacute;lographiques. Leur int&eacute;r&ecirc;t le plus s&ucirc;r est de g&eacute;n&eacute;rer des marques, des brevets, des titres de propri&eacute;t&eacute;, et des revenus. Les nouvelles vari&eacute;t&eacute;s sont 30 % plus ch&egrave;res que les traditionnelles : 2,20 euros le plant au lieu de 1,40 en moyenne. <br /></p><p>Aucune recherche sur les patrimoines amp&eacute;lographiques existants, sur la formidable diversit&eacute; des c&eacute;pages historiques, n'ouvre ces perspectives financi&egrave;res. (On notera qu'il en est de m&ecirc;me des fameux hybrides interdits depuis 1934, et patrimoniaux dans certains vignobles : ils ne peuvent pas faire l'objet d'une appropriation). Apr&egrave;s avoir d&eacute;velopp&eacute; des modes de viticulture vicieux et dissous le go&ucirc;t du terroir, on cr&eacute;e des vari&eacute;t&eacute;s (n'utilisons pas le mot <strong>sacr&eacute; </strong>de c&eacute;page, qui exclut tout croisement) pour r&eacute;sister aux cons&eacute;quences m&ecirc;mes que ces pratiques entra&icirc;nent sur le mat&eacute;riel v&eacute;g&eacute;tal. Que la visibilit&eacute; sur les capacit&eacute;s p&eacute;rennes de ces r&eacute;sistances soit nulle est sans importance au regard de la cr&eacute;ation <strong>v&eacute;nale </strong>de ces vari&eacute;t&eacute;s.</p><p>Il y a deux changements de nature entre les hybrides historiques et les hybrides Piwis (r&eacute;sistants). Le premier est l'outillage de recherche <strong>g&eacute;n&eacute;tique </strong>pour lequel on prend soin de ne pas pour le moment utiliser le mot OGM. Le deuxi&egrave;me s'appelle titre de <strong>propri&eacute;t&eacute;</strong>. &quot;Le g&eacute;nie du vin repose dans le c&eacute;page&quot; &eacute;crivait Olivier de Serres en 1600. Dans le Piwi travaille le g&eacute;nie de l'argent.<br /></p> La vigne au service du châtaignier http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2290_la_vigne_au_service_du_chataignier.htm <p>Le <strong>Rotary Club</strong> de Porto-Vecchio s'est engag&eacute; dans une action en faveur de <strong>la ch&acirc;taigneraie corse</strong> depuis plusieurs ann&eacute;es, notamment par la taille des arbres anciens. Cette op&eacute;ration de &laquo; rajeunissement &raquo; et de remise en production - en partenariat avec une association de tailleurs europ&eacute;ens, <em>Ebas Agro</em> - a concern&eacute; plus de 200 arbres &agrave; ce jour.<br /></p><p>Le Rotary Club a eu la bonne id&eacute;e d&rsquo;associer <strong>la viticulture corse</strong> &agrave; cette action p&eacute;renne de sauvetage du patrimoine historique, agricole et commercial. Elle lance un appel &agrave; la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des vignerons. Si chacun d&rsquo;entre eux accepte de mettre gracieusement <strong>douze</strong> bouteilles &agrave; la disposition du Rotary Club, une op&eacute;ration de <strong>vente de vins corses </strong>pr&eacute;vue durant l'&eacute;t&eacute; 2020 d&eacute;gagera les fonds n&eacute;cessaires &agrave; la poursuite d'une action que l'importance historique de &laquo; <strong>l'arbre &agrave; pain</strong> &raquo; m&eacute;rite !<br /></p><p>Informations pratiques aupr&egrave;s de Rotary Club de Porto-Vecchio et <a href="mailto:merindol@orange.fr." target="_blank">merindol@orange.fr.</a></p><p><a href="https://www.rotary1730.org/" target="_blank">www.rotary1730.org</a><br /></p> Œnotourisme : l’effet Novelli http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/2289_notourisme_l_effet_novelli.htm <img src="http://www.winetourisminfrance.com/images/redac/2289_image1.jpg" align="right" /> Sous la présidence d'Hervé Novelli, le Conseil Supérieur de l’Œnotourisme (CSO) passe aujourd’hui à la vitesse supérieure Rencontres en vin http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2288_rencontres_en_vin.htm <p><strong>Winameety</strong> est une start-up qui permet &agrave; tous les amateurs de vin de <strong>localiser </strong>les lieux de d&eacute;gustation ouverts et de se tenir au courant des <strong>&eacute;v&eacute;nements </strong>autour d&rsquo;eux ! <br />A l&rsquo;inverse de la logique actuelle d&rsquo;uberisation, <strong>Winameety</strong> cherche &agrave; favoriser la rencontre r&eacute;elle entre ceux qui aiment faire le vin, ceux qui aiment le vendre et ceux qui aiment le boire.<br />L&rsquo;application est <strong>gratuite </strong>et les professionnels peuvent publier gratuitement leurs &eacute;v&eacute;nements, leurs vins et les informations sur leur activit&eacute; (<a href="mailto:contact@winameety.com" target="_blank">contact@winameety.com</a>).</p><p><a href="http://www.winameety.com" target="_blank">www.winameety.com</a></p> La Vie mystérieuse du vin http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/2287_la_vie_mysterieuse_du_vin.htm Difficile de r&eacute;sumer une pens&eacute;e qui tout &agrave; la fois va au c&oelig;ur du vin et en explore les fronti&egrave;res tr&egrave;s peu fr&eacute;quent&eacute;es. <p>Pour Bruno Quenioux, fils de vigneron, ardent d&eacute;fenseur du bio, le vin est un &laquo; <em>sujet incorporel</em> &raquo;. L&rsquo;impalpable est sous chaque pas, l&rsquo;invisible devant chaque regard. Cet invisible riche et paradoxal qui exprime le lien entre l&rsquo;homme et le terroir.<br />Rejoint par des t&eacute;moignages comme celui d&rsquo;Aubert de Vilaine, pour qui il convient de s&rsquo;attacher moins &agrave; la chair et plus &agrave; l&rsquo;esprit du vin, Bruno Quenioux raconte l&rsquo;&eacute;nergie des vins, la vibration, le magn&eacute;tisme, le lien entre mati&egrave;re et &eacute;nergie, entre r&eacute;sonance, mystique et souffle. Il exprime le paradoxe vivant du vin &laquo; <em>l&eacute;ger comme de l&rsquo;eau, et intense comme un grand alcool</em> &raquo;.</p><p>Alors, l&rsquo;amateur de vin ne d&eacute;guste pas, il go&ucirc;te ; il ne se saisit pas du vin, il s&rsquo;ouvre &agrave; lui. L&rsquo;amateur retrouve le bouquet et non &ndash; comme les d&eacute;gustateurs qui &laquo; <em>divisent</em> &raquo; le vin - les ar&ocirc;mes. Il vit &laquo; <em>l&rsquo;enstase</em> &raquo; du vin, sa pr&eacute;sence, retrouve la &laquo; <em>source de la saveur</em> &raquo;, la min&eacute;ralit&eacute;. Bruno Quenioux pr&eacute;f&egrave;re la musique de la nature &agrave; la musique dans les vignes (&laquo; <em>les grands vins sont faits de silence</em> &raquo;). Il c&eacute;l&egrave;bre la lenteur et l&rsquo;exigence du d&eacute;tail (&laquo; <em>le juste geste au juste moment</em> &raquo;) dans une r&eacute;alisation qui ne consiste pas &agrave; faire un grand vin, mais le vin d&rsquo;un terroir.</p><p>Fondateur de la cave <strong>Philovino </strong>apr&egrave;s avoir dirig&eacute; le secteur vin des Galeries Lafayette, Bruno Quenioux n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; descendre dans l&rsquo;ar&egrave;ne des d&eacute;bats quotidiens du vin et chacun ou presque en prend pour son grade : des interprofessions ; des appellations ; les vins de la banque et de l&rsquo;&oelig;nologie : la standardisation des c&eacute;pages ; les c&eacute;pages r&eacute;sistants qui sont &laquo; <em>bel et bien des OGM</em> &raquo;. &laquo; <em>Aujourd&rsquo;hui, on fait des vins o&ugrave; il n&rsquo;y a plus d&rsquo;invisible</em> &raquo;. Les vins sont mat&eacute;riels, d&eacute;sacralis&eacute;s, jeunes, faciles, &eacute;loign&eacute;s de toute transmission. S&eacute;curis&eacute;s aussi, alors que &laquo; <em>la vinification est une succession de d&eacute;sordres</em> &raquo;.</p><p>Ce livre est celui d&rsquo;une exp&eacute;rience unique, celle que fait Bruno Quenioux du vin, et quand on l&rsquo;a beaucoup &eacute;cout&eacute;, on est heureux de le lire dans cette <em><strong>Vie myst&eacute;rieuse du vin</strong></em>. Cent quatre-vingts pages d&rsquo;une rare densit&eacute;. Le vin reste myst&eacute;rieux, mais avec ces le&ccedil;ons de sagesse et d&rsquo;humilit&eacute; on comprend mieux pourquoi et comment il l&rsquo;est.</p><p><strong>La Vie myst&eacute;rieuse du vin</strong><br />Bruno Quenioux<br />Cherche Midi<br />18 &euro; <br /><a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/la-vie-mysterieuse-du-vin/9782749157146" target="_blank">www.lisez.com/livre-grand-format/la-vie-mysterieuse-du-vin/9782749157146</a></p><p><strong>Philovino</strong><br /><a href="http://philovino.com/" target="_blank">http://philovino.com</a><br /></p>